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Baromètre 2026 : les Français sous-estiment l’importance des liens entre le cœur, les reins et le métabolisme

À l’occasion du premier colloque de la Coalition Cardio-rénale-métabolique (CRM), organisé le 4 novembre 2026 à l’Académie nationale de médecine, l’IHU ICAN dévoile les résultats de la 4ᵉ édition de son baromètre sur la perception des maladies cardiométaboliques par les Français1.

L’enquête révèle que si les Français sont conscients de la gravité des maladies cardiovasculaires et identifient les principaux facteurs de risque, la majorité n’a pas conscience des liens entre les maladies cardiovasculaires, rénales et métaboliques.

En effet, seuls 43 % déclarent avoir déjà entendu parler du lien entre ces maladies, dont seulement 10 % précisément.

Alors que ces maladies partagent des facteurs de risque, cette méconnaissance fragilise les actions de prévention. Il est nécessaire de décloisonner les prises en charge.

Les Français attendent notamment un diagnostic plus précoce (69 %) et des parcours de soins mieux coordonnés (57 %).

Ces enjeux sont au cœur des missions de l’IHU ICAN et des ambitions portées par la Coalition CRM (Cardio-rénale-métabolique).

Une méconnaissance du lien entre maladies cardiovasculairs, rénales et métaboliques

Les maladies cardiovasculaires figurent, à juste titre, parmi les pathologies les plus préoccupantes pour les Français :

  • 84 % les citent parmi les trois catégories de maladies qu’ils perçoivent comme responsables du plus grand nombre de décès2, et 51 % parmi celles qui les inquiètent le plus.
  • À l’inverse, les maladies métaboliques ne recueillent respectivement que 5 % et 17 % des citations.
  • Ce contraste suggère que les conséquences cardiovasculaires sont mieux identifiées que certaines maladies qui y contribuent.

Les Français reconnaissent pourtant plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire :

  • 80 % estiment que le surpoids et l’obésité augmentent ce risque, 79 % l’hypertension artérielle et 66 % le diabète.
  • Mais seuls 43 % déclarent avoir déjà entendu parler du lien entre les maladies métaboliques et rénales et les maladies cardiovasculaires : 10 % précisément et 33 % sans précision.

Cette connaissance partielle contraste avec la perception de leur gravité :

  • 93 % jugent les maladies cardiométaboliques et rénales graves et susceptibles d’entraîner des décès, tandis que 71 % les considèrent comme évitables.
  • Les Français identifient aussi la mauvaise alimentation (68 %) et le manque d’activité physique (65 %) parmi leurs causes.

L’enjeu est donc moins de convaincre de la gravité de ces maladies que de mieux expliquer comment elles sont liées et sur quels facteurs modifiables il est possible d’agir.

MASH, dyslipidémies et insuffisance rénale :
des risques cardiovasculaires sous-estimés

Derrière les facteurs de risque les plus connus, d’autres pathologies restent largement sous les radars.

La MASH, maladie hépatique associée à des dysfonctionnements métaboliques, et les dyslipidémies, qui correspondent notamment à des anomalies des lipides sanguins, favorisent les complications cardiovasculaires.

  • Seuls 32 % des Français estiment que la stéatose hépatique métabolique (MASH) augmente le risque cardiovasculaire, et 27 % font ce lien pour les dyslipidémies.
  • L’insuffisance rénale chronique n’est identifiée comme facteur aggravant que par 40 % des répondants.

Leurs conséquences sont d’autant plus faciles à sous-estimer que ces maladies peuvent longtemps évoluer sans symptômes.

Ces résultats illustrent une perception fragmentée des maladies : le lien entre obésité et risque cardiovasculaire est largement reconnu, mais les interactions entre foie, métabolisme, vaisseaux et cœur sont bien moins comprises. Mieux informer sur ces liens est essentiel pour encourager le dépistage et agir sur les facteurs de risque évitables ou modifiables.

Une attente forte de prévention et de parcours de soins coordonnés

Cette méconnaissance des interactions entre les maladies fait écho à un autre défi : dépasser des parcours de soins, les modes de financement et les stratégies de prévention encore trop souvent organisés en silos.

Il reste à mieux relier ces démarches aux risques associés à l’ensemble des maladies cardiométaboliques.

L’IHU ICAN se mobilise avec la coalition CRM

    Les résultats du baromètre confortent ainsi la nécessité de mieux faire connaître les liens entre les maladies, de renforcer la prévention et de décloisonner leur prise en charge.

    C’est l’approche de l’IHU ICAN depuis sa création : mieux comprendre les interactions entre les organes, favoriser la recherche translationnelle et le rapprochement des expertises scientifiques et médicales.

    Cette ambition est également au cœur de la Coalition CRM, collectif de 10 acteurs mobilisés pour des parcours coordonnés, adaptés au profil et au risque global de chaque patient.

    1er colloque de la Coalition CRM

    Le 4 novembre 2026, à l’Académie nationale de médecine, le premier colloque de la Coalition CRM réunit professionnels de santé, chercheurs, associations de patients et décideurs publics. Présentation du baromètre, retours d’expérience sur les parcours de soins, financement de la prévention et organisation des prises en charge sont au programme, avec l’ambition de transformer les connaissances scientifiques en solutions concrètes pour les patients.

    À propos de l’enquête

    1. Sondage OpinionWay pour IHU ICAN avec le soutien institutionnel de Boehringer Ingelheim, réalisé du 24 septembre au 2 octobre 2026 auprès d’un échantillon de 1 014 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Enquête réalisée en ligne. ↩︎
    2. Les maladies cardiovasculaires sont la deuxième cause de mortalité en France et la première cause pour les femmes. ↩︎

    Publié le 

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