Le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) a renouvelé l’IHU ICAN (Fondation pour l’Innovation en Cardiométabolisme et Nutrition), Institut hospitalo-universitaire lauréat de la première vague (2011), et attribué 7,5 M€ sur trois ans dans le cadre des financements France 2030. Ce renouvellement, qui fait suite à une évaluation positive par l’Hcéres, ouvre une nouvelle étape dans l’histoire de l’IHU dédié à la lutte contre les maladies cardiométaboliques et à la médecine digitale.
C’est la reconnaissance de quinze années de structuration d’un modèle original d’institut de recherche translationnel qui s’appuie sur la génération de données issues de cohortes de patients, de la maitrise d’outils digitaux et sur une communauté multidisciplinaire de chercheurs et cliniciens engagés dans la lutte et la recherche pour améliorer la prise en charge des patients.


« Ce renouvellement renforce la place qu’occupe aujourd’hui l’IHU ICAN dans le paysage de la recherche en santé. Il nous donne comme mission de transformer cette expertise scientifique en innovations pour une prévention et prise en charge personnalisées des maladies cardiométaboliques »
Pr Stéphane Hatem, Directeur général de l’IHU ICAN
Le plan stratégique 2026-2030 de l’IHU ICAN
Diabète, obésité, maladies métaboliques du foie, dyslipidémies, maladies cardiovasculaires et rénales sont étroitement liées et s’inscrivent dans un véritable continuum physiopathologique que sont les maladies cardiométaboliques.
En France :
73%
des événements cardiovasculaires sont associés à des facteurs de risque métaboliques qui sont modifiables
4,3 millions
de personnes vivent avec un diabète
8,5 millions
de personnes sont concernées par l’obésité
La réponse de l’IHU ICAN
Face à cet enjeu, l’IHU ICAN porte une approche qui vise à dépasser les frontières entre spécialités médicales. Il faut changer d’échelle de la recherche pour comprendre le dialogue entre les organes impliqués dans les maladies cardiométaboliques, être capable de manipuler et utiliser les données massives issues du soins ou générées par les « Omics » avec un objectif : faire émerger une prise en charge personnalisée des maladies cardiométaboliques tout au long de la vie.
3 priorités scientifiques pour 2026-2030
1. Renforcer une recherche interdisciplinaire et translationnelle sur le continuum cardiométabolique
L’IHU continuera son rôle de facilitateur d’une recherche multidisciplinaire en fédérant toute une communauté de chercheurs et de médecins autour d’axes translationnels sur le tissu gras, le dialogue foie-cœur ou la génomique des maladies cardiométaboliques.
2. Données de santé et intelligence artificielle comme moteur de la recherche sur les maladies cardiométaboliques
L’IHU renforcera sa capacité à créer des bases de données à haute résolution grâce à ses plateformes de pointe d’investigation clinique et d’Omic et à ses cohortes de patients. S’appuyant sur son écosystème hospitalo-universitaire, ces bases de données permettront de déployer une stratégie de recherche originale utilisant les outils de l’IA en partenariat avec les chercheurs en biologie et en physiologie.
3. Faire de la prévention et des parcours de soins personnalisés un nouvel axe de transformation
L’IHU poursuivra le développement de parcours de soins multidisciplinaires pour une meilleure prévention et un dépistage précoce des maladies cardiométaboliques.
Une stratégie construite avec les patients

Le plan stratégique 2026-2030 marque également un renforcement de la place accordée aux patients au sein de l’IHU ICAN.
Patients et associations seront impliqués dans :
- le montage et l’évaluation des projets de recherche,
- la conception des parcours de soins,
- l’élaboration d’outils pédagogiques
- et les actions de formation.
Consolider le modèle de l’IHU pour l’avenir
Le renouvellement de l’IHU s’accompagne d’une dotation financière de l’État de 7,5M€ pour les trois prochaines années.
Ce soutien donne à l’IHU la visibilité nécessaire pour engager son nouveau cycle stratégique tout en poursuivant la diversification de ses autres ressources. La recherche de financements compétitifs nationaux et européens, le développement de partenariats stratégiques avec les acteurs de l’innovation en santé et l’accélération de la politique de mécénat contribueront également à assurer le financement de ses recherches.
« Notre ambition est de faire de l’IHU ICAN un institut national de référence, capable de fédérer les acteurs du cardiométabolisme et d’accélérer l’évolution nécessaire de notre système de santé.
La transformation de la prise en charge de ces maladies ne pourra être que collective : elle doit associer chercheurs, cliniciens, patients, partenaires publics et acteurs de l’innovation en santé dans la même dynamique. L’IHU ICAN est un acteur incontournable pour faire de la France un lieu d’innovation et d’excellence dans la médecine cardiométabolique »
Anne-Marie Armantéras, Présidente du Conseil d’administration de l’IHU ICAN

L’objectif à horizon 2030 est clair : l’émergence d’une médecine cardiométabolique capable d’anticiper davantage la maladie, d’intégrer la complexité des interactions entre organes et de proposer des stratégies de prévention et de traitement adaptées à chaque trajectoire individuelle.






