Souvent silencieuse, l’hypertension artérielle (HTA) est pourtant loin d’être anodine. Elle s’installe progressivement et peut, à long terme, fragiliser le cœur, les vaisseaux et d’autres organes.
En complément d’une prise en charge médicale, adapter son alimentation permet d’agir concrètement sur la tension artérielle.
Pour accompagner ces changements, l’IHU ICAN vous propose de télécharger sa fiche pratique « Hypertension artérielle : mieux manger pour faire baisser la pression », réalisée avec la Fédération Française de Cardiologie.

Qu’est-ce que l’hypertension artérielle ?

- L’hypertension artérielle correspond à une augmentation durable de la pression du sang dans les artères.
- Elle peut être liée à une résistance des vaisseaux sanguins, ou à une augmentation du débit du cœur.
- Dans la majorité des cas, elle est dite “essentielle”, c’est-à-dire sans cause identifiée, et reste asymptomatique, ce qui explique qu’elle soit souvent découverte lors d’un contrôle.
Pourquoi est-ce un enjeu de santé majeur ?
Sans prise en charge, l’hypertension artérielle peut entraîner plusieurs types de complications.
Des risques cardiovasculaires
- Infarctus du myocarde
- Accident vasculaire cérébral (AVC)
- Insuffisance cardiaque
- Anévrisme artériel
- Hypertrophie cardiaque
- …
Des risques d’atteintes aux organes
- Maladies rénales chroniques
- Atteintes des vaisseaux de l’œil (rétinopathie hypertensive)
- …
Des risques de perte d’autonomie
- Déclin cognitif
- Risque accru de démence
- Perte d’autonomie liée aux complications cardiovasculaires
L’impact de l’alimentation dans l’hypertension artérielle
L’alimentation influence directement plusieurs mécanismes impliqués dans la tension artérielle.
- Réduire le sel : il favorise la rétention d’eau dans le sang, ce qui augmente le volume sanguin… et donc la pression artérielle.
- Savoir que toutes les graisses ne se valent pas : les graisses insaturées participent à la protection des vaisseaux tandis que les graisses saturées favorisent leur rigidification.
- Surveiller son poids : un excès de poids augmente le travail du cœur et favorise l’inflammation.
- Limiter l’alcool : il perturbe la régulation vasculaire et peut contribuer à une augmentation de la tension.
- Manger plus de fibres : elles permettent de limiter l’absorption du cholestérol, ce qui contribue à maintenir des artères plus souples.
Par où commencer sans se compliquer la vie ?
Faire des choix simples au quotidien
- Intégrer des légumes, des fruits et des légumineuses dans vos repas.
- Privilégier la viande blanche et les poissons gras.
- Choisir des huiles comme l’huile d’olive ou de colza.
- Privilégier les fruits à coque non salés et les céréales complètes.

Identifier les aliments à limiter
- Les produits ultra-transformés.
- Les charcuteries ou fromages à pâte dure très salés.
- Les produits frits ou riches en graisses.
- Les snacks salés, l’alcool et les sodas.
- Les légumes en saumure.

Et en dehors de l’assiette ?
Les bonnes mesures hygiéno-diététiques
L’alimentation ne fait pas tout. D’autres facteurs influencent directement la tension.
- Diminuez votre temps de sédentarité, pratiquez des activités manuelles (loisirs créatifs, jardinage, bricolage…) ou sociales à l’extérieur.
- Bougez au minimum 30 minutes par jour.
- Gérez le stress au quotidien, il peut augmenter votre tension.
L’accompagnement par un professionnel de santé
Comme pour toute pathologie chronique, l’accompagnement est essentiel.
Parlez-en à un professionnel de santé afin d’adapter les recommandations à votre situation.
Le rôle de l’IHU ICAN dans la lutte contre l’hypertension artérielle
L’hypertension artérielle s’inscrit pleinement dans le champ des maladies cardiométaboliques, au cœur de la mission de l’IHU ICAN. Ces pathologies, souvent liées et interdépendantes, constituent un enjeu majeur de santé publique.
À l’IHU ICAN, la prise en charge de ces maladies repose sur une approche intégrée, associant recherche, expertise clinique et prévention tout au long du continuum physiopathologique. L’alimentation, en tant que déterminant clé de la santé, y occupe une place centrale, notamment dans la compréhension et la gestion de facteurs de risque comme l’hypertension artérielle.
À travers ses travaux de recherche et ses actions d’information, l’IHU ICAN contribue à mieux comprendre les interactions entre nutrition et maladies cardiométaboliques, et à proposer des repères concrets, fondés sur des données scientifiques, pour accompagner les patients et le grand public.






